LE CENTRE DE SEMENCE D’ADZOPE, UN ESPOIR LES ESPACES VERTES EN COTE D’IVOIRE

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Les forêts de Côte d’Ivoire sont passées de 16 millions d’hectares de forêts à moins de 3 millions selon l’Union européenne (Plan d’action de l’Union européenne sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux), avec seulement 500000 hectares de forêt primaire encore intacte.

Au cœur de la forêt de Beki, le teck (tecto nagradis) et la bète ou Mansonia (Mansonia altissima) se disputent la lumière.Près de la ville d’Adzopé, à une heure et demie de la capitale économique Abidjan, des ouvriers de la SODEFOR arrachent les mauvaises herbes.Cette tache vise à aider les précieux arbustes.

La prochaine étape consiste à recueillir les graines de ces arbres matures. Le lieutenant Diarra Fousseni, de l’agence de gestion financée par le gouvernement, la SODEFOR, explique pourquoi cela est important.

« Le couvert forestier ivoirien a vraiment été détruit, et nous ressentons aujourd’hui les effets de cette destruction. Il est vraiment impératif que tous les Ivoiriens, en particulier tous ceux qui sont impliqués dans la protection de l’environnement et la gestion durable des forêts, s’impliquent dans la reconstruction de la forêt ivoirienne ».

Les graines recueillies sont secouées des arbres puis collectées à l’aide de sacs en plastique.

« Les tecks sont arrivés en Côte d’Ivoire, et l’exploitation forestière a eu lieu lorsqu’ils avaient 30 à 40 ans. Mais avec la recherche forestière, avec le travail qui a été fait sur l’espèce, nous avons réussi à réduire cet âge à 15 ou 20 ans. Ainsi, à partir de 15 ans, on peut exploiter un teck de 20 ans », ajoute M. Fousseni.

Le teck, bois exotique au succès planétaire, est cultivé en Cote d’Ivoire depuis quatre décennies.Une fois récoltées, les graines sont transportées à la pépinière d’Adzopé située à 110 km de la parcelle de Beki. La sélection est ainsi effectuée avec soin, par une équipe composée en majorité de femmes. L’une d’elles est Konan N’Guessan Amoin, mère de cinq enfants. Elle travaille ici depuis trois ans.Amoin gagne 2000 francs par jour, soit l’équivalent de 3 dollars par jour.Selon elle, le programme lui a permis d’obtenir un revenu.


 » L’agence de gestion des forêts m’a aidé à trouver un emploi. Avant, c’était très difficile pour moi de m’en sortir, mais maintenant, grâce à ce travail, je suis capable de m’organiser. Je viens ici toutes les 8 heures et je pars après 16 heures. « 

Afin d’accéder aux fonds alloués par jour, ces femmes travaillent dur avant d’atteindre le nombre de 5 à 6 sacs par jour en échange de 2 000 francs ou 3 USD par personne. Le chef d’équipe Ambemou Suzanne explique leur tâche.

« C’est un peu compliqué de trier les graines, on nous demande de le faire selon une certaine méthode. Cinq sacs par jour, donc ce n’est pas facile. Pour trier un kilogramme de ce produit, il n’est pas facile de le remplir. Mais avec le teck, il faut casser et mettre dans le panier, on peut remplir au moins 7 à 8 sacs par jour. « 

Les sacs sont ensuite envoyés au laboratoire, où Salahu Djibril laborantin crée un Échantillon.

Le premier tri est effectué par les femmes à l’extérieur. Sur la base de ce tri, nous fabriquons un échantillon qui nous servira au niveau du laboratoire. C’est ce que nous appelons ici notre échantillon de laboratoire. C’est à partir de cet échantillon que toutes les autres analyses vont suivre. « 

Dans ce laboratoire moyennement équipé, un échantillon est mis en place pour préciser les restes de la recherche à faire sur les autres semences.  Le gouvernement ivoirien a pour objectif de prolonger le programme jusqu’en 2030. Ce prolongement devra permettre de restaurer 20 % de espaces verts du pays après des années d’exploitation forestières et des plantations illégales.

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