L’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement Côte d’Ivoire (JVE-COTE D’IVOIRE) organise depuis ce lundi 10 août, une formation axée sur l’agroécologie à l’intention des responsables de coopératives. Cette formation se tient dans le village de Zaguiguia à quelques encablures de la ville de Daloa.

Le lancement a vu défiler différentes interventions, toutes faites par des membres influents de l’ONG JVE-COTE D’IVOIRE. Gahy Nadège Mélaine et Franck Brida Bawa ont rappelé aux participants, l’importance de ladite formation. Un rappel anodin visant à booster leurs aptitudes en production alimentaire.

Venu du Burkina Faso, l’un des pôles du secteur agricole de la sous-région, Abdul Razack Belémgnégré tire la  sonnette d’alarme. Selon lui, il y a urgence. D’où la nécessité de produire de l’engrais organique. Un biofertilisant issu des ressources locales surtout dans un contexte de confinement et de fermeture frontalière dus à la Covid-19.

« Je suis en Côte d’Ivoire aujourd’hui dans le cadre de l’événement de l’agro bootcamp organisé par Jeune Volontaire pour l’Environnement Côte d’Ivoire pour mieux partager mon savoir-faire et bien sûr recevoir les savoir-faire des paysans et paysannes ivoiriens. » a déclaré Abdul Razack, Directeur de Béo-Néeré Agroécologie de Ouagadougou au Burkina Faso.

Une formation au contenu déjà satisfaisant pour les participants. La pertinence des formateurs leur permettra en effet de produire du vivrier en grande quantité et en un laps de temps.

« Je suis venue apprendre ce matin le composte Bokashi pour obtenir par moi-même mon engrais et ne plus aller au super marché à la recherche d’engrais chimiques. Il faut que j’en fabrique moi-même. C’est pourquoi je suis venu ce matin pour apprendre la Bokashi », dit-elle.

Composte fertilisant naturel et organique, la Bokashi fertilise le sol. C’est une association d’éléments tels que la « bouche » de vaches, la termitière, l’argile des termitières, le maïs ou le riz, la cendre ou la poudre de charbon de bois, la levure de boulanger ou de bière. En l’espace de quinze jours, tous ces éléments mélangés à de l’eau forment un fertilisant biologique. Un élément naturel très riche pour le sol et les plantes. Sa capacité de fertilisation des sols est également à une vitesse exponentielle.

Abdul Razack du Burkina Faso a rappelé aux participants, l’immense richesse du sous-sol ivoirien. « Un atout » que recherchent plusieurs pays selon lui, pour développer le secteur agricole.

La JVE-CI exhorte les communautés à une alimentation saine pour rester en bonne santé. Un appel perçu positif par les populations qui ont répondu massivement à la formation. À n’en pas douter, cette lucarne leur fera bénéficier de nombreuses connaissances liées à l’agroécologie.

Guéi Urbaine, mère de trois enfants et âgée de 55 ans profite attentivement de ces instants. Cette mère quinquagénaire se dit déterminée à assimiler cette formation adéquate qui lui permettra de développer ses champs.

 » Si l’Afrique se met dans ce programme, je crois qu’on va moins importer tout ce que nous mangeons parce qu’aujourd’hui, on importe tout. Tous ces produits importés sont chimiques. Et on finit de manger, on tombe malade. Vous allez à l’hôpital on ne retrouve pas votre maladie. Néanmoins vous souffrez. Et de quoi vous souffrez ? Personne ne sait! »

Récit : Eric Biantuadi

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