CÔTE D’IVOIRE CREE DEUX COMMISSIONS EN FAVEUR DES APATRIDES

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    En 2020, 192.717 nationaux à risque d’apatridie ont pu entrer en possession des documents justifiant leur état civil en Côte d’Ivoire. Cette information est relayée par le garde des sceaux, ministre de la justice et des droits de l’homme, Sansan Kambilé, à l’occasion de la double cérémonie d’installation officielle des commissions d’éligibilité et de recours au statut d’apatride et de célébration du 6ème anniversaire de la déclaration d’Abidjan.

    Ce mardi 23 février, l’apatridie était au centre des échanges à la salle polyvalente du Centre de conférences du ministère des affaires étrangères. L’apatridie c’est le fait qu’un individu ne puisse jouir de sa nationalité et par conséquent d’un état civil. Dans la lutte contre ce phénomène, le Haut-Commissariat des nations unies pour les Réfugiés (HCR) et l’Etat de Côte d’Ivoire ont procédé à la création des Commission Nationale d’Eligibilité du Statut d’Apatride et Commission Nationale de Recours au Statut d’Apatride.

    HCR par la voix de sa représentante résidente, Angèle Djohoussou a tenu à rappeler aux participants que c’est une première en Afrique.

    « La Côte d’Ivoire est le premier pays d’Afrique de l’Ouest à organiser une conférence interministérielle sur l’apatridie qui a abouti à l’adoption de la Déclaration d’Abidjan(…) La Côte d’Ivoire est le premier pays d’Afrique à réaliser une cartographie sur l’apatridie en 2018. Et les données sont disponibles ». A-t-elle déclaré.

    Ces chiffres connus vont permettre aux Organisations non-gouvernementales, à des institutions et au gouvernement d’accompagner ces personnes vulnérables à s’intégrer dans la société.

    Le ministre de la justice et des droits de l’homme, Sansan Kambilé, indexe la non-déclaration à la naissance comme motif de l’apatridie.

    « Le nombre de personnes exposées au risque d’apatridie en Côte d’Ivoire et dans la sous-région du fait des défauts de déclaration à l’état civil, est malheureusement en dessous des standards internationaux qui exigent que chaque enfant soit déclaré à la naissance identité et nationalité ». A-t-il martelé.

    Quant à l’ambassadeur Togokoué, responsable de la Direction de l’Assistance et de l’Aide aux Réfugiés et Apatrides, il précise que ces organes ne sont pas créés dans le but d’accorder la nationalité ivoirienne aux personnes concernées.

    Il ajoute qu’il s’agit « surtout de procéder à la reconnaissance de leur statut en vue de leur établir des documents pertinents permettant de prouver leur identité, leur statut juridique et leur citoyenneté sur la base des lois en vigueur dans notre pays, conformément aux conventions de 1954 sur le statut des apatrides et de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie dans le monde ». A-t-il martelé.

    Un comité de suivi composé de magistrat, d’officier de police, de cadres a été instauré pour accompagner l’apatride à jouir de ses droits civiques.

    Si l’apatride pourrait retrouver ses droits civiques, le pays d’Houphouët Boigny pourra réunifier tous ses fils.

    Récit: Coulibaly Amara

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